(Actualisé avec citation dirigeant Renault, précisions, contexte)
Renault Group RENA.PA a annoncé un partenariat avec le droniste Turgis Gaillard pour un projet de drones militaires sous l'égide de la Direction générale de l'armement (DGA).
"Nous avons été contactés il y a quelques mois par le ministère français des Armées pour un projet de développement d'une filière française de drones", a dit le directeur de la croissance du groupe, Fabrice Cambolive, mardi sur BFM TV. "Nous avons été contactés pour notre expertise industrielle, de production, de conception. Ce projet est actuellement en cours."
Une porte-parole de Renault a indiqué de son côté que "la démarche se concrétise dans le domaine des drones avec un projet, en partenariat avec Turgis Gaillard, et sous l'égide de la DGA", confirmant une information de l'Usine nouvelle.
Elle n'a en revanche pas confirmé les autres informations du magazine selon lesquelles les drones seront produits en série dans les usines Renault de Cléon (moteurs) et du Mans (châssis), respectivement en Seine-Maritime et dans la Sarthe.
Selon la Tribune cette fois, les deux partenaires pourraient industrialiser un drone tactique d'une dizaine de mètres d'envergure "à un prix extrêmement compétitif", à une cadence pouvant aller jusqu'à 600 unités par mois à l'issue de la première année d'activité. Renault a refusé de commenter ces informations.
L'effort de guerre lié à l'invasion russe de l'Ukraine et aux nouveaux besoins identifiés par l'Europe devant l'évolution de la diplomatie américaine ont fait apparaître des besoins nouveaux en armements et équipements militaires, que les secteurs traditionnels de la défense auront du mal à honorer rapidement.
L'industrie automobile française et européenne est sollicitée depuis plusieurs mois pour aider à la conception et à la production en grand volume d'équipements militaires ou armements, en totalité ou pour des parties seulement.
L'équipementier automobile Valeo participe ainsi au travail du "pacte drones aériens de défense", aux côtés d'une centaine d'autres sociétés de toutes taille, tandis que la Fonderie de Bretagne, spécialisée dans des pièces pour véhicules, s'apprête à produire des corps creux d'obus.
Fin novembre, le directeur général de Valeo Christophe Périllat avait indiqué à Reuters que l'expertise de Valeo pouvait servir dans la télématique, les capteurs et les moteurs électriques. Il avait précisé aussi que l'ambition du groupe n'était pas de devenir un droniste, mais qu'une production n'était pas non plus exclue.
(Reportage Gilles Guillaume, édité par Augustin Turpin)

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